Votre plateforme d’envoi d’infolettres vous donne accès à une multitude de statistiques et d’indicateurs de performance (KPI). Taux d’ouverture, taux de clics, conversions, désabonnements… il y a de quoi s’y perdre. Bonne nouvelle: vous n’avez pas à tout surveiller. Le taux d’ouverture, par exemple, est aujourd’hui peu fiable, car les paramètres de confidentialité d’Apple marquent automatiquement tous les courriels comme ouverts, ce qui fausse complètement cette donnée. Mieux vaut donc concentrer votre attention sur les indicateurs qui reflètent réellement l’engagement de vos abonnés et la performance de vos envois. En voici cinq à intégrer à votre rapport dès maintenant.
Le taux de clics se calcule de deux manières différentes:
Le plus représentatif de la qualité du contenu de votre infolettre est le deuxième calcul, car il prend en considération uniquement les personnes ayant vu ce que vous avez envoyé et ne s’étant pas arrêté à l’objet du courriel. C’est l’indicateur qui vous donne la meilleure vue d’ensemble de la performance de vos infolettres. En surveillant son évolution au fil du temps, vous pourrez en tirer des conclusions utiles pour adapter votre stratégie. Par exemple, un taux stable ou en hausse indique que votre contenu est pertinent pour votre audience. S’il baisse continuellement, cela peut signifier que votre contenu se répète ou que vos appels à l’action (CTA) ne sont pas assez convaincants.
Plusieurs plateformes d’envoi d’infolettres offrent un outil de carte des clics qui vous montre précisément où vos abonnés ont cliqué dans le courriel. Cette information est particulièrement utile lorsqu’un même lien apparaît à plusieurs reprises: elle révèle ce qui capte davantage l’attention de votre audience. Si vous remarquez qu’aucun clic ne se produit dans le bas de votre infolettre, c’est peut-être le signe qu’elle est trop longue et que vos abonnés ne la lisent pas jusqu’au bout.
Une conversion correspond à l’action attendue après la lecture de l’infolettre: effectuer un achat, s’inscrire à un programme, réserver une rencontre, lire un article, remplir un formulaire… Votre nombre de conversions et votre taux de conversion sont deux indicateurs clés du succès de votre stratégie d’infolettres, car ils mesurent concrètement si vos envois atteignent leur objectif et si le temps que vous y investissez se traduit en résultats réels.
Il est aussi possible d’analyser la valeur des conversions pour connaître le retour sur investissement de chaque envoi. Comme ce chiffre sera presque toujours plus élevé lors de promotions que lors d’envois informatifs, il peut être utile de séparer ces deux types de courriels dans votre analyse.
Cette donnée est intéressante à suivre au fil du temps, car elle vous permet de mesurer si vos efforts d’acquisition portent leurs fruits. De plus, le nombre d’abonnés influence directement le potentiel de clics et de conversions. Plus il y a de personnes qui voient votre contenu, plus il y a de personnes qui interagiront avec lui.
À noter toutefois que votre liste ne doit pas croître à tout prix. Évitez donc absolument d’acheter une liste de courriels. Cela vous créera une audience bien garnie, certes, mais qui n’a jamais demandé à recevoir vos communications. La qualité de votre communauté est bien plus importante que sa taille si vous souhaitez obtenir des résultats.
Votre objectif devrait être une croissance constante, alimentée par des personnes réellement intéressées par votre entreprise.
Il est tout à fait normal d’avoir des désabonnements à chaque envoi. Selon Mailchimp, le taux de désabonnement moyen varie selon les industries, mais il se situe généralement autour de 1% à 2%. Il est d’ailleurs souhaitable que certaines personnes se désabonnent afin de conserver une liste en santé, car les champs d’intérêt évoluent au fil du temps. Par exemple, si vous vendez des produits pour les bébés, il est normal que votre contenu ne soit plus pertinent pour vos abonnés lorsque leurs enfants grandissent.
Lorsque vous analysez cette statistique, regardez si votre taux est constant d’une infolettre à l’autre ou s’il présente un pic. Ce dernier est un signal d’alarme vous indiquant de pousser davantage vos recherches. S’agit-il d’une seule infolettre ou de plusieurs consécutives? Si le pic est isolé, un sujet a peut-être brusqué votre audience ou ne correspondait pas à ses attentes. S’il persiste sur plusieurs envois, cela peut indiquer que votre contenu ne répond plus aux intérêts de vos abonnés ou que votre fréquence d’envoi est trop élevée.
Le taux de distribution correspond au pourcentage de vos abonnés (ou du segment ciblé par une infolettre) ayant bien reçu le courriel. Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi il ne s’est pas rendu au destinataire:
Si votre taux de distribution se situe sous la barre des 95%, un ménage de votre liste s’impose. Pour savoir quels abonnés supprimer, repérez ceux qui n’ont pas ouvert vos courriels depuis plusieurs mois et qui n’ont jamais cliqué sur un lien. Certaines plateformes d’envoi permettent de filtrer automatiquement ces contacts inactifs, ce qui facilite grandement le processus.
Il est important de porter attention à cette statistique, car un taux de distribution faible ne nuit pas seulement à votre portée: il nuit aussi à votre réputation d’expéditeur. Plus vous accumulez de courriels non remis, plus les fournisseurs de messagerie comme Gmail ou Outlook risquent de classer vos futurs envois directement dans les indésirables, même pour vos abonnés actifs.
Les statistiques de vos infolettres sont bien plus que de simples chiffres: elles vous donnent une lecture directe de ce qui fonctionne, de ce qui peut être amélioré et des ajustements à apporter à votre stratégie. En suivant régulièrement les bons indicateurs, vous serez en mesure de créer des campagnes plus ciblées, plus engageantes et plus rentables. Et si vous souhaitez aller plus loin dans l’analyse de vos performances en ligne, jetez un œil à notre article sur les statistiques importantes à surveiller pour votre site web.
Roxane écrit depuis toujours et rêvait de vivre de sa plume. Maintenant rédactrice web, réviseure et autrice, on peut dire que c’est mission réussie!